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GERFLINT

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GERFLINTGroupe d'études et de recherches pour le français langue internationale

Top-cited papers from GERFLINT

Les enjeux de la laïcité à l'ère de la diversité culturelle planétaire
Jacques Cortès
2014· HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)doi:10.5281/zenodo.5813817

N'exerçant aucune censure sur les cultes pratiqués dans un pays - sous la seule réserve du respect des lois locales - la laïcité ne présente aucun danger matériel ou spirituel pour le croyant, laisse en paix l'agnostique et ne stigmatise en aucune façon l'athée. Croyance, doute ou mécréance, en effet, dès lors qu'est reconnue la liberté de pensée, relèvent du domaine privé de chacun, et uniquement de celui-ci. On peut ainsi considérer la laïcité comme un véritable archi-concept humaniste à mettre dans toutes les consciences et à tous les niveaux de l'École car elle est à la fois la propriété et la sauvegarde de chacun dès lors que tout risque de dogmatisme est exclu de sa teneur axiologique. Quoiqu'inscrite dans le prolongement historique de pratiques religieuses millénaires, la laïcité n'est pas une nouvelle religion. Lui donner une place centrale dans le monde éducatif, n'est donc pas s'égarer dans le prosélytisme. On peut être laïque et croyant. Aucune incompatibilité. Le dialogue des cultures, en France, et sans doute ailleurs, reste cependant un problème difficile à résoudre car une idée, si belle, noble et respectueuses de chacun soit-elle, ne s'impose pas d'emblée. Pour tenter d'y voir un peu plus clair, les échanges que le Gerflint a organisés à Paris en juin 2012, et dont nous dressons ici le bilan le plus complet possible, apportent quelques-unes des principales réponses actuelles à l'analyse des nuances qu'implique aujourd'hui une telle notion. Le temps, toutefois, ne s'arrête jamais et la laïcité exigera demain, comme n'importe quel domaine de la pensée, des adaptations idoines. Cela n'est pas une nouveauté : la Loi de 1905, sans remise en question de ses fondements, a déjà été complétée par de nombreux prolongements comme la Loi Veil de 1975, par exemple. Pour tenter d'y voir un peu plus clair, les échanges que le Gerflint a organisés à Paris en juin 2012, et dont nous dressons ici le bilan le plus complet possible, apportent quelques-unes des principales réponses actuelles à l'analyse des nuances qu'implique aujourd'hui une telle notion. Le temps, toutefois, ne s'arrête jamais et la laïcité exigera demain, comme n'importe quel domaine de la pensée, des adaptations idoines. Cela n'est pas une nouveauté : la Loi de 1905, sans remise en question de ses fondements, a déjà été complétée par de nombreux prolongements comme la Loi Veil de 1975, par exemple. La confrontation des points de vue a conservé de bout en bout - comme le souhaitait Bachelard - la distinction et la courtoisie inhérentes à tout échange (même polémique) de bon aloi. Jacques Cortès

Langue-culture française et neurosciences cognitives. Essai de bilan en 2018
Jacques Cortès
2018· HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)doi:10.5281/zenodo.5813865

Voilà quelques décennies déjà que les neurosciences s’installent, de plus en plus gaillardement et logiquement, sur le territoire « archéologique » (pour Michel Foucault) des « mots et des choses », donc sur un empire ancestralement occupé – nul ne le conteste - par les sciences dites « humaines » ou « molles ». En résulte une confrontation d’autant plus complexe qu’elle s’inscrit dans un climat où les neuroscientifiques considèrent à bon droit que l’on a dangereusement fait l’impasse du biologique dans l’étude du comportement humain ; leurs adversaires, prudents ou déclarés : philosophes, linguistes, didacticiens, sociologues, psychologues et autres psychiatres et psychanalystes…, considérant a contrario, que l’explication biologique de l’activité mentale, par-delà d’indiscutables mérites, participe d’une vision réductrice de la faculté de comprendre. On tourne donc un peu en rond. Essayons d’y voir plus clair. Jacques Cortès

Stendhal au Vietnam. Colloque national de Huê
Thái Thu Lan, Jacques Cortès
2017· HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)doi:10.5281/zenodo.5813840

Colloque national sur Stendhal au Vietnam Une hirondelle peut-elle faire le printemps? L’origine de ce colloque remonte à une séance de travail des professeurs de littérature du département de francais de l’E.N.S de Hué qui prirent, en 1988, la décision de fonder un « Club Stendhal » à Hué et d’en confier la présidence à Mme Thái Thu Lan, docteur ès Lettres, alors Professeur associé à ce département. Peu de temps après, 1989, l’idée germa d’organiser un colloque sur Stendhal dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de la Révolution française. L’objectif était double: d’une part, donner aux stendhaliens du Vietnam une nouvelle orientation dans les recherches littéraires; d’autre part, repenser le rôle de la culture française dans le pays, en faisant nettement prévaloir la francophonie dans l’édification nationale. Une hirondelle pouvait-elle faire le printemps ? Les textes ici rassemblés, près de trois décennies plus tard, permettent de le penser et même de relancer un engagement indiscutablement prometteur. Jacques Cortès

La laïcité aujourd'hui. Stabilité, dignité et progrès d'un concept ouvert sur la diversité
Jacques Cortès
2018· HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)doi:10.5281/zenodo.5815295

« La seule façon pour Dieu de s’exonérer d’une responsabilité écrasante, c’est de ne pas exister. On peut pardonner à Dieu s’il n’existe pas. S’il existe, je crains qu’il ne faille trop souvent le maudire » (Jean d’Ormesson). C’est par cette citation audacieuse mais résolument pacifique que l’auteur ouvre une présentation historique et logique de la Laïcité respectant le principe évolutif d’humanisation qui ne peut avoir de sens qu’ici-bas, dans l’immanence, c’est-à-dire, avant tout, dans un respect d’autrui remettant la transcendance à la place grandiose et merveilleuse qui est la sienne dans un au-delà indémontrable n’ayant engendré – depuis quelques siècles déjà - que terreur, ruptures et fractures entre des Terriens associant Dieu à des crimes dont il ne peut d’évidence pas admettre la monstruosité. Plus que jamais la Laïcité nous convie généreusement et intelligemment à une fraternité universelle honorant l’humain au-delà de tous les cultes qu’il est parfaitement libre de pratiquer. Jacques Cortès