Littérature, Idéologies, Représentations aux XVIIIe et XIXe Siècles
facilityLyon, Auvergne-Rhône-Alpes, France
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Gossip protocols are an efficient and reliable way to disseminate information. These protocols have nevertheless a drawback: they are unable to limit the dissemination of spam messages. Indeed, messages are redundantly disseminated in the network and it is enough that a small subset of nodes forward spam messages to have them received by a majority of nodes. In this paper, we present FireSpam, a gossiping protocol that is able to limit spam dissemination. FireSpam organizes nodes in a ladder topology, where nodes highly capable of filtering spam are at the top of the ladder, whereas nodes with a low spam filtering capability are at the bottom of the ladder. Messages are disseminated from the bottom of the ladder to its top. The ladder does thus act as a progressive spam filter. In order to make it usable in practice, we designed FireSpam in the BAR model. This model takes into account selfish and malicious behaviors. We evaluate FireSpam using simulations. We show that it drastically limits the dissemination of spam messages, while still ensuring reliable dissemination of good messages.
Dental membranes are commonly used in oral and maxillofacial surgery for the regeneration of small osseous defects. A new synthetic resorbable membrane has recently demonstrated its biocompatibility and bone regeneration capacity in preclinical studies. This membrane is made of poly(D,L-lactic/glycolic acid 85/15), has a bi-layered structure with a dense film to prevent gingival epithelial cell invasion, and a microfibrous layer to support osteogenic cells and bone healing. This membrane completely degrades by hydrolysis in 4 to 6 months without signs of inflammation. Based on this research, a clinical study was conducted to evaluate the safety of the new membrane in guided tissue regeneration (GTR). In total, 26 patients (age: 50.5 ± 12.4, min-max 31-72 years; male/female 42/58%) were operated on at 7 independent private dental practices. Dental surgeons used the membrane together with various bone fillers in GTR for immediate and delayed implant placement (23 cases, 88%) and, to a lesser extent, socket preservation (2 cases, 8%) and alveolar crest augmentation (1 case, 4%). Surgeons reported an easy placement of the membrane (satisfaction index: 3.8/5). Fourteen days postsurgery, 15 patients had no pain while the others declared minimal pain (verbal rating scale: 2.2/10), and none had minor or serious complications related to the membrane. Exposure of the membrane without loosening the biomaterial granules was observed in 3 cases while mucosa healed normally over time. At 4 months postimplantation, no infection or mucosal inflammation was reported, and the overall dentist satisfaction with the clinical performance of the membrane was 4.5/5 on average. This clinical study demonstrated that the new synthetic resorbable membrane is safe for guided bone tissue regeneration in various dental surgery indications.
Cet article propose de revenir sur la conception dominante de ce que fut « le classique » au XIXe siècle. Celle-ci reste, aujourd’hui encore, influencée par un argumentaire romantique (typiquement par celui de Victor Hugo) insistant sur le parallélisme des révolutions respectivement politique et littéraire. Rouvrir l’éventail des différentes sortes d’anti-romantismes permettrait pourtant de nuancer, voire de contredire une telle vision. Afin de mettre en lumière les enjeux politiques d’un tel réexamen, cette étude s’attarde spécialement sur le cas des antiromantiques de gauche (Carrel, Proudhon, Lafargue). Elle conduit surtout à s’interroger sur les raisons de leur effacement dans la mémoire collective.
Résumé Cet article propose d’analyser la manière dont Janet Frame défamiliarise les modes conventionnels d’écriture fictionnelle et remet en question les fondements de l’art de raconter des histoires dans son recueil The Lagoon and Other Stories, plus particulièrement dans “Jan Godfrey” et “My Last Story”. L’art de Frame est un art du détour, du report et de l’effacement si bien que le lecteur finit par se demander si les nouvelles racontent véritablement une histoire ou bien si le propos des narrateurs n’est pas précisément de suggérer qu’il n’est plus possible d’écrire des histoires. Le processus auto-réflexif mis en place par l’auteur implique un vacillement des frontières ontologiques et soulève des questions relatives à l’identité et aux limites du soi, aux modes de perception des mondes intérieur et extérieur, ainsi qu’au rapport au langage. Frame ouvre la voie à de nouveaux modes narratifs qui supposent de se libérer d’habitudes solidement ancrées d’écriture et de lecture.
Résumé La métaphore de «l’homme malade», désignant un Empire ottoman affaibli, incapable de se régénérer malgré les réformes à l’européenne entreprises par les sultans, est présente tout au long du xix e siècle dans les récits de voyage en Orient. Elle prend, avec le «Résumé politique» du Voyage en Orient (1835) de Lamartine, le sens d’une légitimation de la politique coloniale des puissances occidentales en Méditerranée. Toutefois, les voyageurs ne véhiculent pas tous ce même discours «orientaliste» dénoncé par Edward Saïd. Tout en faisant un portrait ironique du sultan Abdül-Medjîd en jeune homme maladif, Eusèbe de Salle refuse tout interventionnisme de l’Europe et plaide pour l’intégrité de l’Empire ottoman. Quant à Loti, le plus turcophile des voyageurs français, il renoue une dernière fois, à la fin du xix e et au début du xx e siècles, avec la métaphore de «l’homme malade», mais pour retourner l’accusation contre l’Occident, dont le matérialisme contribuerait à «contaminer» l’Empire ottoman lui-même.
En s'interrogeant sur le statut du poète en Révolution, les réflexions rassemblées dans ce dossier s'emparent d'un objet qui a longtemps pâti d'une mauvaise réputation et dont la longue disgrâce historiographique n'a pris fin qu'assez récemment 1 .La production poétique du tournant des Lumières a en effet souffert très tôt de nombreux préjugés.S'agissant des poètes révolutionnaires, la subordination à « un dogme social qui préexiste à leurs créations 2 » leur a depuis longtemps valu un discrédit analogue à celui qui frappera, en d'autres temps, les romanciers à thèse.À cette disqualification de poètes longtemps regardés comme de simples et trop dociles « rouages de l'État 3 » (et préfigurant à ce titre, comme le suggère Paul Bénichou, les enrôlements totalitaires du XX e siècle) s'ajoute encore le long désintérêt pour la routine classicisante des poètes de l'Empire ou de la Restauration.Des raisons de natures distinctes ont ainsi concouru au mélange d'indifférence et de suspicion qui a longtemps recouvert les poètes dont l'œuvre s'inscrit à la charnière des deux siècles.La journée d'étude de juin 2012 dont ce dossier est issu a d'emblée reposé sur l'hypothèse selon laquelle l'oubli du poète en révolution pendant tout le XIX e siècle et la majeure partie du XX e siècle en dit peut-être moins long sur les pratiques poétiques de cette période que sur certains soubassements de l'historiographie littéraire française.En cela, notre objectif était moins de réhabiliter certaines figures de poètes tombées dans l'oubli que de mieux comprendre le sens et la portée d'une si longue désaffection.Mieux la comprendre, c'est-à-dire à la fois réfléchir sur ses conditions de possibilité et mesurer ses éventuelles conséquences, en particulier sur la définition de la poésie qui n'a pas tardé à s'imposer dans les institutions littéraires du XIX e siècle.Au plan poétique, l'intérêt problématique du tournant des Lumières tient à une situation de crise dont il n'est pas inutile de rappeler brièvement les principaux aspects.Poètes et poésies à l'âge des révolutions (
Programme d’ordre didactique : la narratrice, nourrice d’une jeune princesse, prétend prouver qu’il y a des hommes fidèles. Or, si l’on regarde de plus près la structure du recueil d’un point de vue narratologique puis thématique, on se rend compte d’une part que le récit-cadre principal accueille un second récit-cadre, d’autre part que ce recueil dans le recueil met en question l’optimisme démonstratif de la nourrice. La mise en recueil des contes des Mille et Un Jours révèle alors une double interrogation : sur l’insatiable quête du bonheur inhérente à la nature humaine mais aussi sur le rapport entre le conte et la satisfaction, de « l’auteur » comme du lecteur.
Revivifiee par Chateaubriand avec l'Itineraire de Paris a Jerusalem (1811), la tradition du pelerinage en connait un grand succes a l'epoque romantique. Comportant une dimension tout a la fois religieuse et culturelle, ce parcours circulaire de la Mediterranee se veut retour aux origines de la civilisation occidentale, - la Grece, la Palestine, l'Egypte meme. Mais tout en croyant se retrouver en terrain connu, le pelerin moderne ne peut echapper a l'experience de la difference. Car l'Orient, au debut du XIXe siecle, c'est aussi l'Empire ottoman (donc un autre systeme politique), avec sa tres grande variete ethnique et confessionnelle, et notamment une presence importante de l'islam qui ne laisse aucun voyageur indifferent. Cette confrontation avec l'alterite orientale, impulsee et souvent mediatisee par Chateaubriand, ne produit pourtant pas les memes effets. En ce sens, il est interessant de comparer deux recits d'un meme voyage, celui accompli par Lamartine et par le medecin Delaroiere, en 1832-1833. Rappelons-en brievement les circonstances. Apres un debut de carriere diplomatique en Italie, Lamartine demissionne en 1830 de son poste de secretaire d'ambassade, par fidelite aux Bourbons. C'est la voie ouverte a une carriere politique, que le voyage en servira a asseoir, - Lamartine apprend sa nomination comme depute alors qu'il se trouve encore en Syrie, et on trouve parmi ses premieres interventions a la Chambre des discours sur la question d'Orient . Lorsqu'il s'embarque a Marseille, en juillet 1832, Lamartine est donc a la fois un poete celebre (il a publie les Meditations en 1820, les Harmonies en 1830) et un homme politique en devenir, deja en campagne, comme l'attestent les visites, les banquets, les rituels officiels qui precedent son depart. Il est par ailleurs accompagne de sa femme Marianne, de sa fille unique Julia (qui mourra de tuberculose a Beyrouth), de plusieurs domestiques, enfin de trois amis, dont l'un, Jean-Vaast Delaroiere, medecin et ancien maire d'Hondschoote, avait contribue a la victoire parlementaire de Lamartine. Toute cette petite societe loue un brick (c'est l'une des dernieres traversees mediterraneennes sur un bateau a voile) qui servira pendant le trajet sur mer. Voyons rapidement l'itineraire de ce voyage, avec ses principales etapes. Apres deux escales (en Sardaigne et a Malte), l'Alceste aborde au sud du Peloponnese le 6 aout 1832. Bien que la guerre de liberation de la Grece soit terminee, les Turcs sont toujours presents dans l'Attique a cette epoque. Athenes n'est pas encore redevenue la capitale d'un Etat que la plupart des voyageurs ne peuvent s'empecher de comparer avec l'image de la Grece antique vehiculee par la culture des humanites. La deception est donc au rendez-vous, comme souvent a partir de cette epoque. Un mois plus tard, c'est le debarquement a Beyrouth, ou Lamartine et ses proches resteront plusieurs mois, avant et apres le pelerinage a Jerusalem. La aussi, les circonstances politiques sont particulieres, puisqu'Ibrahim, fils de Mehemet-Ali et general en chef de l'armee egyptienne, vient de s'emparer de la Syrie. L'Egypte, au debut des annees 1830, est a l'apogee de sa puissance militaire et menace directement le sultan, au point que Lamartine croit, a ce moment-la, a un ecroulement imminent de l'Empire ottoman. Depuis Beyrouth, les voyageurs se rendent par voie de terre en Palestine (octobre 1832). L'un des temps forts de ce voyage dans le voyage, dont on sent qu'il est investi d'une dimension quasi-initiatique (une epidemie de peste sevit a Jerusalem et rend les deplacements tres difficiles), est evidemment la visite du Saint-Sepulcre. Delaroiere en ressort bouleverse, conforte de bout en bout dans sa foi, tandis que Lamartine, bien que tres emu, se sent plus eloigne que jamais de l'orthodoxie catholique, - le Voyage en Orient sera d'ailleurs mis a l'index par Rome en 1836. Alors qu'il avait prevu d'aller en Egypte depuis la Terre sainte, Lamartine y renonce, ayant recu des nouvelles alarmantes concernant la sante de sa fille, restee a Beyrouth. Apres la mort de Julia, il part avec sa femme et ses amis, en mars 1833, pour Baalbek et Damas, puis, ayant traverse la chaine de l'Anti-Liban, il s'embarque en avril pour Constantinople, ou il arrive quelques semaines plus tard, apres avoir fait escale a Rhodes et a Smyrne. Un mois et demi de sejour dans la capitale ottomane, ou les voyageurs reprennent des forces et admirent les enchanteurs de la Corne d'Or, constitue la derniere grande etape de ce long periple, avant le retour par la Turquie d'Europe (Bulgarie et Serbie, deja agitees par des mouvements independantistes). Des son retour en France, en automne 1833, Lamartine pense a publier un ouvrage tire de ses notes (beaucoup plus travaillees qu'on ne l'imaginerait) : ce sera Impressions, souvenirs, pensees et paysages pendant un voyage en Orient..., qui parait en 4 volumes en 1835 et qui devient rapidement, au fil des nombreuses reeditions, Voyage en Quant a Delaroiere, il reprend le meme titre, pour publier en 1836 son propre recit de voyage. Examinons, pour commencer, la facon dont ces deux auteurs decrivent quelques-unes des principales etapes de leur voyage en Orient.
In the age of social media, customers have become opinion makers that share their experience. People interested in a product can reach for these reviews on the whole Internet, thus leading to heterogeneity of data sources. As the massive amounts of data are not systematically accessible through APIs, companies frequently scrap it from several platforms and marketplaces. Data acquisition processes include some amount of ETL, yet the variability of noise contained in the data and the heterogeneity induced by different existing sources create the need for ad-hoc tools. In other words, and even if large quantities of data are accessible for virtually free, customer insight extraction is an harduous task. To circumvent this issue, we apply the Embedded Dirichlet Process (EDP) and the Embedded Hierarchical Dirichlet Process (EHDP) in a realistic setting regarding industrial practices. These neural topic models simultaneously learn the number of topics, representations of documents, topic embeddings and word embeddings from data. These properties allow for semantic units' disambiguation and for deeper text exploration than other approaches. As such, they can also serve as a way to refine industrial ETL processes. When not higher, both the EDP and the EHDP models achieve similar likelihood than other methods in our experimental settings, while providing with more analytical levels. Last but not least, we could achieve our results without having to perform costly reruns to find the number of topics.
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Distribution électronique Cairn.infopour Presses Universitaires de France.Distribution électronique Cairn.infopour Presses Universitaires de France.La reproduction ou représentation de cet article, notamment par photocopie, n'est autorisée que dans les limites des conditions générales d'utilisation du site ou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votre établissement.Toute autre reproduction ou représentation, en tout ou partie, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit, est interdite sauf accord préalable et écrit de l'éditeur, en dehors des cas prévus par la législation en vigueur en France.Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit.Article disponible en ligne à l'adresse Article disponible en ligne à l'adresse https://www.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2014-3-page-493.htmDécouvrir le sommaire de ce numéro, suivre la revue par email, s'abonner... Flashez ce QR Code pour accéder à la page de ce numéro sur Cairn.info.
Comment améliorer les œuvres classiques : le cas de Boileau L'œuvre de Boileau figure au premier rang de celles qui, au tournant du XIX e siècle, remplissent la fonction fédératrice dévolue aux grandes instances canoniques.Auteur du « siècle de Louis XIV », le Législateur proverbial du Parnasse l'est en un double sens, puisqu'il cumule les rôles d'écrivain consacré à l'époque louis-quatorzienne et de producteur, autoritaire s'il en est, de listes canoniques.À l'instar de Perrault, Boileau se présente en effet à la postérité comme l'un des inventeurs du « siècle de Louis XIV ».En raison de cette position centrale dans la production des palmarès hérités de ce qu'on appelle parfois encore le Grand Siècle, sa fortune posthume revêt une dimension réflexive inhérente au double statut de juge et partie, de produit historique et d'opérateur historiographique.Au début du XIX e siècle, période qu'une analyse chiffrée des pratiques de lecture autorise à nommer « le prétendu âge romantique » 1 , Boileau jouit toujours, comme arbitre des élégances littéraires, d'une réelle souveraineté.Au-delà de ses innombrables rééditions, son ascendant se mesure au degré du discrédit, voire à l'oubli pur et simple qui enveloppe les fameuses victimes de Boileau.Quelle que soit, par ailleurs, la vivacité des débats autour de son œuvre, le respect non démenti pour les décrets d'exclusion dont foisonne l'Art poétique confirme sa fonction matricielle dans le tracé du paysage mémoriel de la littérature nationale.En un mot, « l'icône centrale, pour le XVII e siècle tel que le XIX e siècle dit qu'il le voit, c'est Boileau » 2 .Contrairement à ce qu'on entend parfois, le Siècle de Louis XIV de Voltaire ne possède pas au même degré, du moins à cette époque, cette faculté de polarisation propre aux œuvres canoniques.Il faut ici s'entendre sur les termes.Bénéficiant lui aussi de multiples rééditions, inscrit de surcroît sur les listes de la très officielle commission des livres classiques dès 1813, le Siècle de Louis XIV constitue à l'évidence un des plus hauts reliefs de la mémoire collective dans la France révolutionnée.Dans les premières années du siècle, son statut est cependant moins celui d'un pilier que, si l'on peut dire, celui d'un épouvantail.Sa signification reste en effet extrêmement débattue, objet de manipulations philologiques, de tiraillements interprétatifs qui rejouent sans cesse les conditions de sa lecture, de son usage, pour ne pas dire de sa récupération au présent.Sa formule éponyme, véhicule de très lourds présupposés, est ellemême trop souvent mise en question pour que l'ouvrage puisse apparaître, dès cette époque, comme une pièce maîtresse du canon national.Perceptible à l'ampleur des révisions, ajouts et retranchements dont l'ouvrage fait régulièrement l'objet (et de manière exemplaire dans l'édition Genlis de 1820), le caractère drastique des conditions nécessaires à sa consécration incite à ne voir dans le premier XIX e siècle que l'étape préparatoire d'une canonisation en cours, et non l'empire d'une autorité canonique déjà instituée 3 .La trajectoire posthume de Boileau ne présente pas la même instabilité.Sa postérité est bien sûr ponctuée de heurts et de polémiques, mais sa faculté d'aimantation n'est jamais mise en cause : que ses décrets soient validés ou combattus, sa signification historique demeure globalement inchangée 4 .Pour le meilleur ou le pire, Boileau incarne la référence normative par 1 Martyn Lyons, Le Triomphe du livre.Une histoire sociologique de la lecture dans la France du XIX e siècle, [Paris], Promodis, 1987, p. 95.
À partir du Directoire, le diagnostic, parfois impassible mais souvent éploré, d’une décadence sociale de la littérature représente l’un des poncifs les mieux enracinés dans l’espace public. Les écrivains, lit-on notamment dans la presse réactionnaire, auraient perdu l’aura qui était encore la leur quelques décennies auparavant. Ce sentiment de déclassement est lié à la conviction d’assister à un tournant dans l’économie de la grandeur symbolique : sous l’effet du spectaculaire essor des sci...
L’examen des documents préparatoires permet d’établir le schéma régulier d’élaboration du second volume de Bouvard et Pécuchet en dépit de son inachèvement : Flaubert sélectionne des fragments textuels sur ses pages de notes de lecture avant qu’ils ne soient recopiés d’abord sur des pages récapitulatives, puis sur des pages préparées pour le second volume. Cependant, certains fragments in absentia (désignés par le romancier pour le second volume, mais non recopiés effectivement) posent des problèmes éditoriaux épineux : faut-il éditer le texte visé par Flaubert ? et dans l’affirmative, comment l’établir ? Enfin, même lorsqu’il suit un schéma régulier, le processus d’élaboration du second volume est inachevé et il est impossible de savoir si Flaubert aurait ou non conservé les marques d’énonciation que comportent nombre des citations relevées. Ces questions seront examinées à la lumière de la réflexion menée pour l’édition électronique des dossiers documentaires de Bouvard et Pécuchet et son interface de production de « seconds volumes » à la demande.
Ms gg10.Bouvard et Pécuchet.Plans.Manuscrit autographe.72 feuillets.• Ms g224 (1) et (2).Bouvard et Pécuchet.Manuscrit autographe (sauf pour les feuillets 251 à 297 inclus).300 feuillets au total.• Ms g225 (1) à ( 9).Bouvard et Pécuchet.Brouillons des chapitres I à X inclus.Manuscrit autographe.1203 feuillets au total.• Ms g226 (1) à (8).Recueils de documents divers rassemblés par Flaubert pour la préparation de Bouvard et Pécuchet.2215 feuillets au total.• Ms g227.Dictionnaire des idées reçues.Manuscrit en partie autographe.59 feuillets.• Ms g228.Dictionnaire des idées reçues.Manuscrit non autographe avec corrections de Flaubert.26 feuillets. 5Si l'on peut aisément identifier sous la cote g224 le numéro 5 de 1914, et présumer que le numéro 6 a donné naissance, après reclassement, aux cotes gg10 et g225, il est beaucoup plus difficile de reconnaître les numéros 7, 8 et 9 sous le descriptif des cotes g226, g227 et g228 5 .Néanmoins, derrière le « paquet de fiches » (numéro 8) se cachent vraisemblablement les folios 2 à 19 du recueil g227, c'est-à-dire l'une des trois versions concurrentes du Dictionnaire des idées reçues ; tandis que le descriptif actuel des dossiers permet de retrouver la trace du recueil non autographe de jugements sur Flaubert (numéro 9) dans le huitième volume de la cote g226, folios 208 à 232 6 .Quant aux soixante liasses de documents et à leur composition interne originelle, il est impossible de savoir dans quelle mesure elles se retrouvent exactement ou non dans la répartition actuelle des documents en huit volumes (et plus d'une cinquantaine de sous-dossiers) qui constituent aujourd'hui la cote g226.Les manuscrits de Bouvard et Pécuchet à la Bibliothèque municipale de Rouen Registre d'inventaire (1914) Présentation actuelle La place de la fiction dans le second volume de Bouvard et Pécuchet Arts et Savoirs, 1 | 2012
A discussion on the relationship between law economics and literature is presented. The author opines that literary analysis operates the establishment of a broader textual analysis scheme with an inescapable political dimension and economics/ literature underwent a summary scission during the revolutionary period of 1848.
Publiquement soulevée par les contemporains au lendemain même des faits, et depuis lors plus d’une fois reprise et réinterprétée par les historiens, la question du rôle des saint-simoniens et de leur doctrine dans ou devant la révolte des canuts de 1831 est en général abordée en termes d’évaluation politique et au regard d’un système de pensée constitué (le libéralisme, le marxisme, le réformisme…). Pour qui se penche sur cet événement ou plus généralement sur les prémices du mouvement ouvri...
En partant d’un exemple précis, on s’interroge ici sur la manière dont Flaubert gère ses lectures documentaires : quels sont les éléments qui guident son choix ? quel est le degré d’exactitude des notes qu’il prend ? quel est leur mode de projection ultérieure dans la fiction ? Les notes que le romancier a prises sur l’Abrégé du catéchisme de persévérance de l’abbé Gaume, conservées dans les dossiers de la bibliothèque municipale de Rouen (ms g 226 (6) f° 227 à 229), se révèlent particulièrement intéressantes : leur analyse met au jour différents mécanismes à l’œuvre tant dans la pratique de la documentation primaire que dans l’élaboration rédactionnelle secondaire du roman (en l’occurrence ici le chapitre IX de Bouvard et Pécuchet). On verra ainsi que ce n’est pas toujours là où l’œuvre est citée le plus explicitement qu’il faut aller chercher la plus forte concentration en termes de références documentaires. Est jointe la transcription diplomatique intégrale des pages manuscrites commentées.
Dans une série de quatre petits portraits-charges, Victor Hugo assigne une place au dessin satirique, celle, tout à la fois dévalorisée et essentielle de la marge : « Ceci ne sera jamais la tête de Shakespeare » affirme la légende qui orne un profil au front bas et au menton prognathe. Le portrait-charge n’atteint pas l’absolu ; mais ce faisant, il se libère. A travers la contingence du trait, la dimension conjoncturelle du propos, la caricature semble en effet se développer en marge d’une œ...
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